Ce que vous dites ne constitue que la pointe de l’iceberg. N’importe le contenu, il sera toujours accompagné de quelque chose de beaucoup plus puissant, et c’est votre rapport avec votre public. Comme tout rapport, il est marqué par des émotions. C’est en passant par les émotions que nous saisissons notre public – ou que nous le perdons. Qui ne prête attentions qu’aux faits qu’il a à transmettre ne verra que la pointe de l’iceberg – et risquera donc le naufrage. Pensez donc d’abord à l’état d’âme de votre public. Qu’attend-il de vous? Que désire-t-il? Que craint-il?
Une crise, ce n’est ni bien ni mal. Une crise, c’est simplement une situation décisive. Le mieux, c’est de prendre une crise comme une chance. Si jamais votre organisation se retrouve dans une crise, il vous faudra une bonne communication et surtout de l’empathie.
Par contre, il y a au moins trois moyen sûr pour renforcer une crise où il faudrait la désamorcer. C’est le mur du silence, le renvoi de la balle et la tactique du salami.
Vous connaissez sans doute la règle des trois secondes, c’elle d’après laquelle c’est pendant les trois premières secondes d’une rencontre que se décide si on trouve quelqu’un sympathique ou non. C’est aussi vrai pour la caméra. Tâchez donc de faire un bon début. Faites passer d’abord la bonne nouvelle. Cela nécessite une préparation attentive. N’essayez jamais d’improviser une telle nouvelle! Vous seriez certain d’échouer. Réfléchissez bien à ce qui constitue votre titre, votre message principal. Puis, formulez le, et ce en tonalité positive. Ensuite, écrivez-le et répétez-le à haute voix. Est-ce que cela sonne bien? Est-ce que cela vous vient facilement des lèvres?
Vos paroles ne sont que la pointe de l’iceberg. Le contenu de ce que vous dites ne fait qu’une bien petite partie de que vous transmettez quand vous parlez à quelqu’un. Vos paroles ne concernent que le plan objectif, celui des faits. Mais ce qui compte beaucoup plus, c’est le plan subjectif et donc celui des émotions. Les gens à qui vous vous adressez prêtent beaucoup plus attention à votre allure et au son de votre voix qu’à ce que vous avez à dire. Prenez donc soin non seulement de ce que vous avez à dire, mais bien plus à la façon dont vous le dites. Ne parlez pas seulement à la caméra, mais adressez vous au public qui est derrière. A qui parlez-vous? Pourquoi ces gens vous écoutent-ils? De quoi ont ils peur? Qu’espèrent-ils? Et qu’avez-vous à leur offrir?
Votre entreprise se voit face à de profonds changements. Que faites-vous? Le mieux serait de vous investir personnellement. Adressez donc vos collaborateurs ou alors, adressez-vous à une caméra. Ainsi, vous ferez preuve que vous soutenez les mesures envisagées, mais aussi que avez confiance en vos collaborateurs, que vous les estimez. Mais surtout, soyez perceptible en tant qu’être humain! Quand on parle de changement, cela crée des émotions au sein de vos gens, souvent de la crainte. Cela, c’est normal. La plupart d’entre nous apprécie peu le changement. Par contre, la plupart d’entre nous souscrira à un changement si elle a l’impression d’être à sa hauteur.
Media richness, voila un terme en vogue, et à juste titre. Media richness signifie, après tout, de transmettre un message de façon la plus personnelle possible. Plus votre communication est personnelle, mieux vous atteindrez les gens. Cela est vrai aussi bien pour une conversation à deux que pour une réunion avec vos collaborateurs, un discours devant vos effectifs ou dans une réunion de gestion. Mais cela s’applique aussi à une interview à la télévision qu’à vos messages vidéos sur internet, c’est-à-dire au médium qui gagne en importance de jour en jour. La question se pose donc: Comment atteint-on les gens personnellement?