Il paraît qu’en anglais, on se tutoie. Il paraît que ça rend tout plus facile. Désolé, mais c’est deux fois faux. Ce qui est vrai, c’est qu’en anglais, on se vouvoie. L’ancien mot pour „tu“, „thou“, a disparu de l’anglais standard il y a quatre ou cinq cents ans parce qu’il était devenu trop malpoli. Ce qu’on emploie aujourd’hui, „you“, est à l’origine le pronom personnel de la deuxième personne du pluriel, même si presque plus personne ne s’en rend compte. Donc „you“, ce n’est pas „tu“, c’est „vous“. Et il est important de le savoir, surtout lorsqu’un interlocuteur américain vous offre de le désigner de son prénom. Cela veut dire qu’il se passe d’une certaine formalité, mais cela ne veut pas du tout dire qu’il se rend copain avec vous.
On pourrait voir en eux les cendrillons de la communication – les diapos PowerPoint. Normalement, ils restent ternes, alors qu’ils pourraient tant briller! Mais on ne leur permet pas. On les surcharge de texte, on les bourre de graphiques pixellisées et ensuite, on ne laisse pas loisir au public de les contempler. Peut on y changer quelque chose? Mais oui! Cela commence en s’y mettant à temps. Quand est-ce que vous commencer à assembler les diapos pour une présentation, vous? Soyez honnête? Deux jours avant l’évènement, comme tout le monde? Evidemment, ça ne peut pas réussir.
Tout le monde connait PowerPoint, mais très peu connaissent deux options un peu cachées, à savoir les fonctions supplémentaires des touches W et B. Essayez-les donc. Allez en mode présentation sur écran, cliquez à travers une présentation que vous connaissez et à un moment au choix, appuyez sur la touche W. Il apparaîtra un écran blanc, vide.
La substance de ce que vous dites compte, certes, mais ce qui compte encore plus, c’est le son de votre voix. Il y est pour 38 pourcent lorsque votre auditoire se forme une idée de votre intervention. Il n’y plus que votre prestance visuelle qui, à 55 pourcent, compte encore plus. La substance, par contre, ne vaut que 7 pourcent.
Il y évidemment des cours qu’on peut suivre si on veut améliorer le son de sa voix, mais heureusement, il suffit parfois de suivre quelque conseils utiles.
La plupart d’entre nous n’aime guère se voir sur écran. Il y a plusieurs raisons pour cela, et l’une d’entre elles, c’est que la caméra nous fait grossir. Il n’y a là point de méchanceté, la caméra n’y peut rien. Tout ce qu’elle fait, c’est de représenter les trois dimensions de la réalité en seulement deux dimensions de l’image, autrement dit, elle aplatit la réalité et, en conséquence, elle nous fait apparaître plus gros que nature. A Hollywood, on dit: „the camera always adds ten pounds“ – la caméra ajoute toujours cinq kilos, et, il faut le dire, parfois même plus.
Tout message veut être délivré proprement. Comme la musique, la conversation suit une certaine dramaturgie, ce qui demande que les passages importants soient bien mis en valeur, c’est-à-dire bien accentués.
Pour savoir comment faire, référons-nous en aux compositeurs. Dans leurs partitions, ils se servent d’un grand nombre de signes pour indiquer où mettre les accents, de quelle intensité et de quelle longueur. Il y a des signes pour piano et pianissimo, forte et fortissimo, il y a des pauses et des soupirs qui indiquent les silences d’un quart, d’un demi de mesure ou d’une mesure entière, il y a encore les syncopes. En outre, le placement des notes indique la hauteur de chaque ton.