Coaching
Tout message veut être délivré proprement. Comme la musique, la conversation suit une certaine dramaturgie, ce qui demande que les passages importants soient bien mis en valeur, c’est-à-dire bien accentués.
Pour savoir comment faire, référons-nous en aux compositeurs. Dans leurs partitions, ils se servent d’un grand nombre de signes pour indiquer où mettre les accents, de quelle intensité et de quelle longueur. Il y a des signes pour piano et pianissimo, forte et fortissimo, il y a des pauses et des soupirs qui indiquent les silences d’un quart, d’un demi de mesure ou d’une mesure entière, il y a encore les syncopes. En outre, le placement des notes indique la hauteur de chaque ton.
Vous pouvez suivre cet exemple en préparant votre discours. Inscrivez des flèches montrant vers le haut et le bas pour vous rappeler de monter ou de baisser le ton, par exemple en fin de phrase. Mettez deux points pour marquer une pause.
C’est surtout la pause qui se sous-estime. Pourtant, rien ne renforce l’attention de vos auditeurs comme un bref silence de votre part au bon endroit. Le plus de conscience que vous employez sur ces outils rhétoriques, le plus habilement vous jouerez sur le clavier de votre langage.
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