La plupart d’entre nous n’aime guère se voir sur écran. Il y a plusieurs raisons pour cela, et l’une d’entre elles, c’est que la caméra nous fait grossir. Il n’y a là point de méchanceté, la caméra n’y peut rien. Tout ce qu’elle fait, c’est de représenter les trois dimensions de la réalité en seulement deux dimensions de l’image, autrement dit, elle aplatit la réalité et, en conséquence, elle nous fait apparaître plus gros que nature. A Hollywood, on dit: „the camera always adds ten pounds“ – la caméra ajoute toujours cinq kilos, et, il faut le dire, parfois même plus.
Tout message veut être délivré proprement. Comme la musique, la conversation suit une certaine dramaturgie, ce qui demande que les passages importants soient bien mis en valeur, c’est-à-dire bien accentués.
Pour savoir comment faire, référons-nous en aux compositeurs. Dans leurs partitions, ils se servent d’un grand nombre de signes pour indiquer où mettre les accents, de quelle intensité et de quelle longueur. Il y a des signes pour piano et pianissimo, forte et fortissimo, il y a des pauses et des soupirs qui indiquent les silences d’un quart, d’un demi de mesure ou d’une mesure entière, il y a encore les syncopes. En outre, le placement des notes indique la hauteur de chaque ton.
L’habit fait le moine, et cela reste vrai même si aujourd’hui, les moines n’ont plus le rôle public qu’ils avaient autrefois. Ajoutons qu’à la différence des moines, pour nous communicateurs séculaires, la coiffure et les chaussures y sont aussi pour beaucoup.
Si vous préparez une apparition sur écran, allez chez le coiffeur une semaine auparavant si possible. Ainsi, vous serez bien coiffé, mais vous n’aurez pas l’air d’y être allé uniquement pour l’occasion.
Qui tient bien ses messages-clés peut s’en servir pour contrattaquer.
Bien préparé, vous serez en mesure de tenir en respect même un redoutable interlocuteur. Car qui sait raconter son histoire en une seule phrase succincte, claire, positive, concluante et crédible, saura garder son sang-froid même en situation adverse et au besoin s’opposer à une question malvenue en disant quelque chose comme: „Ce n’est pas vrai du tout. Le fait est plutôt que...“
La presse, on ne l’invite que si on a vraiment quelque chose de nouveau à lui raconter, et que cela nécessite sa présence personnelle. Autrement, il suffira normalement de distribuer un communiqué. Beaucoup trop souvent, les entreprises considèrent qu’une conférence de presse est déjà indiquée s’il fait un certain temps que s’est tenue la dernière. Cela ne suffit pas, voire, cela ne fera que créer des ressentiments chez les journalistes et, en conséquence, une presse défavorable.
Pour qu’un sujet mérite publication, il faut qu’il mérite au moins un article d’une certaine longueur. La présence physique de journalistes sera souhaitable s’il faut s’attendre à des questions auxquelles pourront mieux et plus amplement répondre des responsables sur place.
Comment réussir une conférence de presse?