Coaching
Prononcer un discours, mener une interview c’est pour beaucoup d’entre nous une source de stress. Comment y répondre? Surtout en nous rendant compte ce qu’est le stress au départ: c’est la perception qu’une situation nous dépasse. Normalement, ce serait banal, si la nature n’avait pas mis en place de longue date un mécanisme qui, aujourd’hui, nous fait plutôt obstacle.
A l’origine, le stress était une émotion utile, puisque c’est lui qui a permis à nos ancêtres préhistoriques de survivre à des menaces. A l’époque, il s’agissait ou de lutter, ou de fuir, donc de choix ne nécessitant guère d’activité du cerveau, les seuls réflexes suffisaient. Le stress a donc été inventé, pour ainsi dire, pour pouvoir faire face à un monstre comme un machairodus, le tigre aux dents de sabre. Malheureusement, les monstres de ce genre ont disparu, mais le mécanisme est resté en place, et c’est donc comme au temps du machairodus que nous réagissons aujourd’hui lorsque nous nous sentons hors mesure de faire face à une situation. La mémoire à court terme nous fait soudain défaut, et de même toute faculté créative. En revanche, nous épanchons de l’adrénaline, nous avons les mains moites, le pouls qui s’accélère, le champ de vue qui se rétrécit, la voix qui chevrote et un grand vide dans la tête.
Comment y prévenir?
Par la visualisation, c’est-à-dire, en nous représentant la situation sur scène ou en interview bien auparavant, et en nous rendant compte que c’est un public ou un journaliste à qui nous avons à faire face, et non un machairodus. Ceux qui sont là sont venus nous écouter, et non nous manger. Ensuite, préparons-nous, et préparons-nous bien à l’avance, surtout en rédigeant des messages-clés. La situation venue, respirons bien profondément, et conditionnons-nous. Disons-nous: je me sens bien. J’ai quelque chose à apporter, à offrir à mon public. Et encore une fois: c’est un public, et non un tigre aux dents de sabre!